Loading...
Article Le Monde.fr

Article Le Monde.fr

Paris-Moscou : dix ans de rencontres photographiques

Catalogue Paris / Moscou / Photographies

Catalogue Paris / Moscou / Photographies

L’exposition Paris/Moscou/Photographies retrace l’histoire de dix ans d’échanges en résidence grâce à un partenariat entre la Ville de Paris, la Ville de Moscou et la Maison de la photographie de Moscou, avec le soutien de Culturesfrance. Depuis le milieu des années 90, ce nouveau pont entre Paris et Moscou a été emprunté par une quarantaine d’artistes russes et français et leurs travaux apportent une lecture inédite de nos deux pays. L’époque moderne oblige les photographes à poser sur les deux capitales un regard résolument neuf qui questionne le monde contemporain et le monde de demain sans oublier pour autant l’héritage des anciens maîtres. Tous ont su révéler la réalité actuelle et la poésie contemporaine de deux mondes d’abord rêvés. Les mythologies et les fantasmes qui nourrissent les visions d’un pays sur l’autre ont été bousculés par l’expérience personnelle et intuitive de ces artistes. Le rapport à l’autre s’instaure, les images sont signes du présent. Inaugurée au Musée d’Art Moderne de Moscou dans le cadre de la Photo-biennale 2010, l’exposition Paris/Moscou/Photographies présente à Paris, pour la première fois, une sélection de ces photographies. Manifestation organisée dans le cadre de l’Année France-Russie 2010. Avec le soutien de la Mairie de Paris, La Maison de la photographie à Moscou, Cultures France, La Cité des Arts de Paris et la Ville de Moscou.
Les artistes : Luc Boegly, Stéphane Couturier, Thibaut Cuisset, Vincent Debanne, Sandrine Elberg, Florent de la Tullaye, Dmitry Bulnygin, Julia Bychkova, Vladimir Mishukov, Igor Mukhin, Georgy Pervov, Alexandre Ponomarev & Dmitry Zheltikov.

Télécharger un extrait du catalogue (Document en JPG) - 49 pages - Bilingue Français /Russe
France-russie2010.fr

Interview Paris.fr

Interview Paris.fr

“Sandrine Elberg, une photographe partagée entre Paris et Moscou” de Cécile Becker
Sandrine Elberg est l’une des 13 photographes exposés à la Cité Internationale des Arts, dans le cadre de PARIS/MOSCOU/PHOTOGRAPHIES.
Paris.fr a rencontré cette artiste partagée entre Paris et Moscou.
Comment es-tu devenue photographe ?
Depuis l’enfance, j’ai toujours aimé l’Art et le dessin puis, adolescente, mon père m’a donné son reflex Olympus OM-2 en m’apprenant les principes fondamentaux : Focale/Vitesse/Profondeur de champs. Aux Beaux-arts, alors que j’étais entrée en première année avec un dossier peinture, j’ai commencé une série d’autoportraits obsessionnels à chaque fois que je me retrouvais dans un lieu inconnu : ma quête identitaire a alors pris le dessus. À cette époque, Christian Bernard et Didier Semin m’ont encouragé et j’ai ainsi passé mon diplôme en 2003 avec des autoportraits photographiques réalisés dans des chambres d’hôtels de divers pays. Aujourd’hui avec le recul, ce travail était certainement dérangeant.
Quel a été le chemin qui t’a menée à Moscou?
En 2004, j’ai déposé un dossier de candidature pour une résidence d’artistes auprès de l’AFAA (Culturesfrance)/ Ville de Paris pour un projet photographique en collaboration avec la Maison de photographie de Moscou dirigée par Olga Sviblova. J’avais obtenu une bourse, un logement pour mener à bien mon projet pendant 3 mois consécutifs dans la capitale russe. Ce projet artistique était le point de départ d’une quête identitaire autour de la Russie : en effet, mon arrière grand-père paternel était originaire de la région d’Odessa, de la ville d’Akkerman. Il s’agissait à partir de ce postulat, de créer des autoportraits dans la ville et chez les gens en m’invitant chez eux ; in fine « Devenir Russe ». Depuis j’y retourne presque chaque année.
Quels sont tes sujets de prédilection ?
Le portrait exclusivement ; entre photographie documentaire et mise en scène. Le but de chaque photographie est de mettre en valeur le modèle et sa personnalité en le photographiant chez lui. En démarrant la photographie par des autoportraits, il était naturel de continuer en réalisant des portraits d’autres femmes. Il s’agit toujours d’un miroir, ces femmes me ressemblent d’une certainement manière, cela pourrait être des soeurs.
Quelle est ta méthode d’approche pour pénétrer leurs intérieurs ?
C’est beaucoup de relationnel, de la confiance mutuelle. Le risque est toujours partagé. Les femmes photographiées ne sont jamais des modèles professionnels, cela peut être une rencontre impromptue, une connaissance, une voisine, une cousine, une vendeuse… Ces deux dernières années, les réseaux sociaux via Internet m’ont beaucoup aidé à gagner du temps et à simplifier les contacts pour réaliser de nouveaux portraits.
Parle-nous un peu de la Russie, des Moscovites…
La Russie et moi, c’est une histoire d’amour que peu d’occidentaux comprennent. Pour aimer ce pays et ses habitants, il faut y vivre un certain temps en leur compagnie et revenir régulièrement pour tisser des liens très forts. Lorsque je parle de cette âme slave, je suis toujours émue. L’histoire de ce pays y est certainement pour beaucoup et malgré cela, ce peuple reste fort et digne. Les Moscovites ont toujours une identité propre même si, au fil des années, ils se rapprochent de plus en plus du modèle européen. Avec regret pour les anciens.
Quelle image a Moscou de Paris ?
Paris a toujours cette image romantique, la capitale de la mode, du luxe et de l’art. Les Russes adorent cette destination ou rêveraient d’y séjourner.

Interview publié à l’occasion de l’exposition Paris/Moscou/Photographies. 09/2010
Paris.fr

Article ParisArt.com

Article ParisArt.com

 

 

Article sur Paris Art à l’occasion de l’exposition Paris / Moscou / Photographies
09/2010

Télécharger l’article (Document en JPG)