Sandrine Elberg, Jökull, la mémoire des glaciers

Construisant son écriture plastique autour de la notion du paysage et du territoire, à l'image d'un aventurier où depuis son enfance,

Sandrine Elberg est fascinée par les récits de Jules Verne, dans un jeu d'expérimentations, mêlant réalité et fiction, les récits photographiques de l'artiste sont des invitations aux voyages… si plusieurs des projets de Sandrine Elberg sont consacrés aux paysages, à la matérialité de l'espace, du cosmos, de la Lune, de Mars, des météorites, avec "Jökull" l'artiste nous projette dans un paysage de glaces, où le nom du projet fait référence et hommage au premier glacier disparu, situé en Islande, officiellement déclassé en 2014… sous l'apparence de la contemplation, de la rêverie, par son écriture poétique, en photographiant des paysages de glaces sous les ciels étoilés d'Islande où par le traitement du N&B la glace se fait roche, la roche se fait glace, le ciel étoilé se fait cosmos, nous projetant ainsi sur une autre planète, dans une cartographie qui pourrait être la Lune ou encore des fonds marins, ce projet est aussi un appel, une prise de conscience de la fragilité des éléments où Sandrine Elberg nous rappelle que l'Homme détruit en quelques années ce que la Terre, la nature ont mis des siècles, des milliers d'années à construire…

 

https://francefineart.com/086-livres-sandrine-elberg/
Anne-Frédérique Fer pour France Fine art / Introduction de l'interview 07/2020

 

 

Sandrine Elberg, Stellaris, exposition personnelle à Fisheye Gallery, Paris

 

Née d'expérimentations de la consistance même du médium photographique, l'écriture plastique de Sandrine Elberg.

est un détournement même de la matière… par ce détournement physique de la matière, l'artiste crée de nouveaux univers, des voyages temporels projetant le regardeur dans des voyages cosmiques… on y reconnait des galaxies, des météorites, des paysages lunaires, des désirs de conquêtes de l'espace… une conquête qui a toujours fasciné les artistes, les écrivains qui par leurs récits utopiques ont su anticiper les technologies inventées par l'homme… on peut penser à Jules Verne et "De la terre à la lune" de 1865, ou encore au film de Georges Méliès de 1902 avec "Le voyage dans la lune”… des récits annonciateurs de ce premier pas sur la lune réalisé le 20 juillet 1969 par Neil Armstrong lors de la Mission Apollo 11, des récits qui par l'anticipation et le détournement du réel, ont su nous projeter dans un futur possible… par ses expérimentations, par son écriture plastique, Sandrine Esther Elberg est héritière de ces grands rêveurs, de ces anticipateurs…

https://revue.francefineart.com/index.php/agenda/14-agenda/agenda-news/3014-2625-fisheye-gallery-sandrine-elberg

Anne-Frédérique Fer pour France Fine art / Introduction de l'interview 03/2019

 

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