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Un voyage aux frontières de l’espace

Avec Stellaris, la photographe française Sandrine Elberg dévoile, à la Fisheye Gallery, un univers singulier. Diplômée de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, et détentrice d’un Deug Arts plastiques à la Sorbonne, la photographe s’inspire des différentes formes d’art et transforme sa chambre noire en territoire de jeux et d’expérimentations. L’artiste mêle photographie numérique, postproduction, rayogrammes (une photographie obtenue par l’interposition d’un objet entre le papier sensible et la lumière) et chimigrammes (un procédé utilisant le papier photosensible, le révélateur et le fixateur pour former des images et motifs) au sein d’une œuvre hypnotique.

Des créations venues de l’espace

Influencée par la peinture – elle s’inspire volontiers des surréalistes et des impressionnistes – Sandrine Elberg joue avec notre perception. Stellaris brouille les frontières entre l’infiniment grand et l’infiniment petit. Objets microscopiques, astéroïdes ou galaxies se mélangent, et forment un univers à la fois contemplatif et scientifique. En expérimentant avec le médium photographique, l’artiste donne à voir des créations ultra-réalistes semblant venues de l’espace.

À l’instar des récits de Jules Verne, Sandrine Elberg représente un univers futuriste ambigu. Si la présence et l’exploitation humaines transforment les territoires dont elles s’inspirent, d’autres créations présentent un espace onirique et utopique, encore vierge de toute trace d’humanité. Un voyage d’une grande poésie à travers la galaxie.

Lou Tsatsas